Lettre thérapeutique : libérer le passé pour avancer sereinement
Marie Do ( une cliente qui me demande conseille )
Coucou Béa
J’ai pu finalement parlé à ma nièce Alice âgée de 25 ans . En effet, j’ai réussi à lui transmettre un message essentiel.
D’abord, je lui ai expliqué l’importance d’écrire. Ensuite, je lui ai montré que la lettre thérapeutique est un passage clé. Car elle permet de libérer le passé.
Ainsi, elle aide à avancer plus sereinement.
En effet, j’ai insisté, comme vous me l’avez demandé. D’abord, je l’ai encouragée à écrire à son père, Laurent. Car cette démarche est importante pour elle.
Ensuite, je lui ai expliqué que cela peut apaiser son histoire.
Ainsi, elle pourra faciliter ses relations avec les hommes qu’elle rencontre.
Il est essentiel comme vous l’avez suggéré qu’elle voit cela avec sa psy. En effet, moi aussi je trouve cela dommage que sa psy ne lui ai pas déjà proposé auparavant.
Elle m’a écoutée.
Cependant, à ce stade de son parcours, elle ne souhaite pas créer de lien avec lui.
Elle me l’a dit clairement.
De plus, sa proximité physique la met mal à l’aise.
Par exemple, lorsqu’elle rend visite à sa mère à Limoges.
Ou encore lors des réunions de famille.
Dans ces moments-là, elle dit qu’elle doit « tolérer » sa présence.
Il lui fait encore peur voire la dégoûte.
Pour l’instant, elle privilégie une autre approche.
D’abord, elle souhaite travailler sur elle.
Ainsi, elle utilise l’EMDR pour avancer.
Car cette méthode peut l’aider à se libérer.
Concrètement, elle cherche à déprogrammer l’impact de sa présence sur elle.
Libérer le passé
Elle m’a confié que son père lui avait écrit une lettre que sa mère Laure lui a apporté quand elle venue lui rendre visite à Toulouse où elle réside. Cela l’a mise mal à l’aise … elle a beaucoup de rancœurs ancrées profondément envers son père.
Lui, il écrivait qu’il aimait ses enfants, tous ses enfants mais pour elle ce ne sont que des mots et tout contact avec lui l’a met mal à l’aise et lui procure que du mal être.
Je crois qu’elle m’a dit qu’elle en parlerait à sa psy … je la laisse un peu évoluer dans ses réflexions … et revenir vers moi selon ses envies… qu’en pensez-vous ?
Merci d’avance, bonne soirée, bisous
Ah, j’oubliais (je lui ai même parlé de sa 1/2 sœur Marianne mais pour elle, elle ne fait plus partie de sa famille « élargie » et donc qu’elle ne veut aucun lien avec elle car elle en a souffert dans le passé …

Bonsoir Marie Do,
Si vous voulez les points forts de mon courrier prenez le comme modèle, pour qu’elle le donne à sa psy .
Je reviens vers vous car, dans le cheminement d’Alice, il y a une étape de vérité indispensable. Pour qu’elle puisse guérir, elle doit pouvoir nommer précisément ce qu’elle a subi. Ce ne sont pas seulement des souvenirs, ce sont des empreintes de terreur qui dictent encore ses réactions aujourd’hui.
La nécessité de dire la réalité des faits
À 25 ans, si Alice a encore physiquement peur d’être frappée lorsqu’elle imagine son père, c’est parce que son corps se souvient de la douleur. Il est essentiel que la lettre qu’elle prépare avec sa psy ne reste pas dans le vague. Elle doit pouvoir exprimer l’horreur des gestes subis :
• Les violences physiques : Les tirages de cheveux, les oreilles tirées, ces douleurs aiguës qui l’ont marquée.
• La violence psychologique : Les moqueries qui brisent l’estime de soi et l’humiliation ressentie.

Voici comment elle pourrait intégrer ces éléments pour que son père (et sa propre conscience) mesure l’impact de ses actes :
Exemple de Lettre Thérapeutique
Papa
« Si j’ai peur de toi aujourd’hui, c’est parce que mon corps n’a pas oublié. Je porte encore en moi la douleur des cheveux arrachés, des oreilles tirées, et ces moments où la souffrance physique était insupportable pour la petite fille que j’étais. À cela se sont ajoutées les moqueries qui m’ont fait me sentir si petite. Ce que tu appelais de l’éducation était, pour moi, de la maltraitance. C’est cette peur d’être frappée, et ce dégoût qui me paralysent encore à 25 ans et m’empêchent de vivre sereinement. »

Le rôle de ce témoignage Marie Do, il faut comprendre que tant que ces faits restent cachés sous le mot « sévérité », Alice restera cette petite fille « aux abois ».
D’abord, elle met des mots justes sur la maltraitance.
Ainsi, elle replace la honte à sa juste place.
Ensuite, elle redonne la responsabilité à celui qui a agi.
Et non à celle qui a subi.
De cette manière, elle peut relâcher sa vigilance.
Peu à peu, elle sort du « qui-vive ».
Alors, elle s’autorise à avancer.
Enfin, elle peut construire une relation fondée sur la confiance.
Et non sur la crainte.
Votre écoute sans jugement est le socle sur lequel elle peut enfin oser dire sa vérité.
Bisous Marie tenez moi au courant 🌟😇💒💒